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©Emma David
Réalisation - Mix - synthétiseurs - percussions - basse -
Ingénieur du son, musicien, designer et créateur sonore, Martin Antiphon est un alchimiste des sons. Multi instrumentiste, il apprend les percussions à l’école de musique de Pau (64), puis la guitare et les claviers en autodidacte. Après avoir travaillé comme régisseur polyvalent au Parvis - Scène nationale de Tarbes (65), et enseigné la guitare à l’école de musique de Arreau (65), il quitte ses Pyrénées natales pour intégrer l’Ircam en 2009.
Depuis, Martin jongle des musiques électro-acoustiques et contemporaines aux rocks les plus expérimentaux. Il s’attelle à faire converger les nouvelles technologies de création sonore au service de toutes les musiques au sein de son studio Music Unit. En tant qu’ingénieur du son de studio, il collabore avec Ibrahim Maalouf, Jean-Louis Aubert, Rone, Vanessa Wagner, Alexandre Tharaud et Gauthier Capuçon, ainsi qu’avec des artistes indépendants comme Cabadzi, Artus ou James Mac Gaw.
En tant qu’ingénieur du son de spectacle vivant, Martin travaille pour l’Ircam avec Georges Aperghis, Hector Parra, Emmanuel Nunes et Jesper Nordin sur de très nombreuses créations augmentées de spatialisation et d’électronique en temps réel. Il endosse le rôle de réalisateur en informatique musicale et assure ainsi l’interprétation de l’électronique de pièces de Kajia Saariaho, Sivan Eldar et Sebastian Rivas, notamment à la biennale de Venise. Fort de cette double sensibilité liée à son expérience en musique actuelle et en musique contemporaine, il signe des créations sonores pour la Cie Enascor (Les choses environnantes, Effondré.e.s et l’Atôme), la Cie Drôle de rêve (Ca ne rend pas sourd), Impérial quartet (La cité sans voile) ou Thomas Hauert (Inaudible).Aussi, il realise régulièrement à des installations sonores en collaboration avec le réalisateur Manuel Poletti (L’infini(e) Limite de Lamoze, Singing Trees au Louvre Abu Dhabi, Carré magique de Jean-Luc Hervé, Narative Vibration de Kader Attia).Martin investit la question de l’usage de la technologie dans la création.
D’un côté, il conçoit un synthétiseur produisant du son 3D, d’un autre il produit avec son groupe NinjA Cyborg de la musique aux sonorités des années 80. A la croisée de la recherche et de la création il participe au projet de reconstitution de l'acoustique l’abbatiale de Royaumont dans le cadre du programme SON:S porté par le CNRS. Plus récemment, il accompagne Manuel Poletti pour Black Western, performance inédite sur les soixante haut parleurs de la Cour sonore du Familistère de Guise.​​