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Track 1. Vaguement 4:44

Dilettant état,

transporter, je me laisse

dériver,

déporter sur la grève

vaguement isolée,

volupté

derrière le calque vacillant

 

Hypnotique état

dans le flou, je m’élève

glisser,

volutes envoûtées

vaguement ondulées,

goûter,

nonchalamment éveillée

 Ah !

 

Un second état,

ballotter, je me laisse

apnée,

effleurée, la caresse

dans le creux de l’épaule

m’imprégner,

l’odeur du figuier,

monter

 

Dilettant état,

échouer, je me laisse

dériver,

vaguement submergée

de beauté,

Mmm…

volupté,

m’enrouler

Une ode à la mer et ses mouvements portée par un crescendo de voix et d’orchestre à l’apothéose douce. Ce morceau définit l’identité sonore de l’album, le piano comme conducteur de la chanson. En fusionnant mes arrangements de cordes et mes vocalises, Martin au synthé modulaire a apporté cette touche électro qui résonnait dans mon esprit lorsque je composais l’album, sculptant une matière sonore organique. Ses textures renvoient au pouvoir hypnotisant de la mer et donnent à la chanson son relief.

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Les films de Claude Sautet ont marqué une époque, avec la couleur particulière de la pellicule un peu délavée, cette façon délicate et précieuse de s’exprimer, l’élégance de ses acteurs… 

 

Les photos instantanés de nos albums de famille m’ont toujours fait penser à ces films : Les choses de la vie, César et Rosalie, le visage magnifique de Romy Schneider… 

​

Pour ce titre, je voulais plonger immédiatement dans l’atmosphère stylisée des années 70. Martin m’a proposé d’intégrer son vieux synthétiseur Korg à mes orchestrations, insufflant une texture sonore patinée, presque révolue, empreinte d’une douce mélancolie.

​

Cette chanson est à la fois un hommage à ma maman, décédée brutalement lors d’un voyage en Italie, et à ce cinéma qui a marqué une génération. 

Réminiscence, éloge de l’absence

Qu’en est-il de ce temps où tout était été?

À contresens, vieux clichés, auréole, 

fragmenté d’un passé qui s’est tu 

 

Elle rendait beau tout autour d’elle, 

Chaque objet un peu parlait d’elle 

Elle s’immergeait,

Souvent bullait seule en silence, 

Le temps, 

le détail, la patience, 

S’arrêtait

Et sa discrétion légendaire

Sa présence sans en avoir l’air 

Sa beauté

Sa force, sa détermination

La passion, son inspiration 

Résonne en moi

 

Comme Dans un film de Claude Sautet s’illuminent les visages,personnages, 

de nos chers tant aimés

Réminiscence ton absence me démence et me laisse,

ah mère, tu me manques !

 

Sa mélancolie inspirée

Son regard critique assumé

Nous portait,

Et puis l’odeur de ses cheveux

La chaleur du coin merveilleux 

M’apaisait

Repris sur le tard ses études Venise, voyageurs, sa peinture 

M’impressionnais,

Moi je l’épiais du coin de l’œil, 

M’essayant d’approcher sans heurt 

Sa perfection

 

(Réminiscence) 

me laisse triste ton absence

Cette page, ce silence l'avons-nous bien tourné ? 

Comme dans un film de Claude Sautet 

S’illuminent ces visages, 

êtres chers tant aimés 

Vous nous manquez

Bien, reposez

Dans mes pensées toujours serez

Vous nous manquez

Bien, reposez

Dans mes pensées toujours serez

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Track 7. Final - Cataclysme 2.57

    

Elle l’approche et il défaille, 

sous ses pieds, le sol s’est dérobé 

dans l’éternité,dans l’éternité

 insondable
ému trop aigu, ému trop aigu, 

désirable.

Mm…

 parapampampam

 

Il l’appelle et elle chancelle

étourdissement, dépaysé
le bourdonnement, le bourdonnement,

il décèle
escapade impromptu 

décollage imprévu

 irréel 

 

Quand ils se sont rencontrés

Tout autour d’eux 

Tout,
Tout sembla s’arrêter
Il, elle 

sourient
à leurs corps défendant, 

Là ils se sont rendus 

pour la vie....

Mm…

 parapampampam


 

Il l’approches et elle défaille 

Paroxysmique émotivité
Emu trop aigu, ému trop aigu

ils plongent dans la faille 

bonheur imprévu, amour absolu, 

ineffable.....
Emu trop aigu, ému trop aigu 

désirable
bonheur imprévu, amour absolu, 

vulnérable....

Mm…

parapampampam ...

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Le coup de foudre ! cet événement imprévisible qui prend les tripes et vous fait défaillir quand vous croisez le regard de l’autre. C’est cet état étrange et soudain que j'ai voulu décrire dans cette chanson et ainsi terminer l’album par un “final” explosif en “ tout est bien qui finit bien…” Un feu d’artifice d’énergie et de voix mêlées aux couleurs façon Lego flashy. Mes arrangements et orchestrations sont inspirés par les génériques des séries télés des années 70 si reconnaissables comme  Drôles de dames, ou  La Croisière s’amuse qui marquaient « les samedis après-midi-télé ». J’ai enregistré toutes les voix. Les wawa-chœurs sont entre pastiche et hommage. De son côté, Martin s’est éclaté à la basse et aux percussions festives tandis que je m'aventurais dans la samba côté piano  JOIE :)

Track 8. Au secret 3.15

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Ici rien n’est souci qui ne s’épuise…

Dans cet endroit à soi, pour soi (comme le dit si bien Virginia Woolf) on se sent bien, aligné, en osmose avec ce qui nous entoure…en paix.

Je souhaitais cette chanson en  acoustique, quelques mots que l’on murmure à l’oreille de son amoureux,  la voix et le piano intimement reliés, “l’ocean drum” pour marquer l’atmosphère et quelques notes de basse pour donner de la profondeur au moment. 

Un endroit aux bords de l’eau

suspenduoù tout est beau

Une île, trésor  caché,

seuls au monde

Une parcelle, une inconnue,

un repli, un coin perdu,

à l’abri des regards,

seul au monde

 

Ici tout se guérit, tout se dévoile,

sans heurt, fausse pudeur, sans vague à l’âme,

Ici tout est permis tout est complice

Ici rien n’est souci qui ne s’épuise

 

Un endroit  laisser-aller 

où personne n’est jugé,

un coin simple, serein sur la sphère

Une coquille, un coussin bleu,

un carré miraculeux,

Jardin pas cultivé mais prospère

 

Un coin désordonné où tout prends place,un écrin policé où l’on se prélasse,

Réserve protégée loin des querelles,

Un coin pas coutumier, échappée belle

 

Tous les deux aux bords de l’eau,

rejoins-moi où tout est beau,

une île …loin du monde 

Dans ce coin pas superflu

un repli pour âme perdue,

Tous les deux au secret,

Seuls au monde

Loin du monde

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Track 3. Une danse 4.38

Je vous inviterai à danser, 

Mes yeux ne pourront plus vous cacher 

Le désir suscité, Le trouble de ma pensée

Mes mains posées autour de votre cou, 

Nous  balancerons au rythme doux, 

Profitant de l'intimité, 

Enfin je m'épancherai.

Ah…

 

Plus près de vous, toujours je serai, 

Dans cette alcôve instantanée, 

De ce parfum exhalé, 

Confusément je m'imbiberai.

Dans la pénombre, je vous embrasserai, 

Du bout des doigts je m'approprierai, 

La bouche si prisée, le visage convoité

Ah…

 

Je vous inviterai à danser, 

Mes yeux vous auront tout révélé, 

Le désir suscité, 

L'agitation de ma pensée

Une Danse 

Une danse où les percussions frottées et les violons orientaux murmurent l’indicible : l’éveil des sens, les frissons d’une rencontre. Une trame au piano dessine le chemin des sensations, entre regard et mouvement, dans l’alcôve d’un dancing baigné d’une lumière méditerranéenne (faisant écho à mes origines et sa musique lumineuse qui a bercé mon enfance). L’univers se veut plus acoustique, les vocalises envoûtantes se déploient en volutes captivantes, tandis que le velours des cordes crée un climat d’intense chaleur et de sensualité. 

S’asseoir,

s’asseoir  un court instant

ouvrir,

ouvrir les pavillons

écouter,

et écouter le temps

murmurer,

le murmure des vents

 

Ecouter,

écouter le silence,

furtivement,

furtif dans l'immense

regarder,

regarder les images

s’esquisser,

s'estomper les nuages

 

Imprégner de senteur

balancer haut les coeurs

se gonfler de douceur

tanguer dans la lenteur

 

S’arrêter,

s’asseoir un court instant

oublier,

oublier le présent

invisible n’être plus que poussière

balayer,

disperser dans les airs

fuguer partir sans laisser trace

statique la tête dans l’espace,

se diluer, filer l’instant,

L’instant

 

Sublime,

fragile isolement,

dérobé,

épargné le moment,

disparue fondue sans laisser trace

détachée,

dissolue dans l’espace

 

détachée, dissolue dans l’espace

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Un Moment 

Un temps suspendu pour contempler, ausculter son état d’être, s’imprégner des éléments, juste être. Un besoin instinctif d’être à son propre diapason.

Un solo de piano au son légèrement passé, comme une vieille cassette audio oubliée sur la plage arrière d’une voiture, s’entrelace avec le son du défilement de la bande. Une texture cotonneuse habite l’espace, où passé et présent se fondent dans une impression diffuse et irréelle. Le décor installé, le scénario se développe à son rythme, invitant à l’introspection.

Y’a 2 Façons

La chanson interroge les choix ou non-choix auxquels nous faisons face, et leurs répercussions sur l’autre, sur l’humanité, sur nous-mêmes. Prendre parti ou rester neutre ? Se soucier de l’autre, jusqu’où va notre éthique ? Qu’est-on prêt à accepter ? Qu’est-on prêt à accepter pour éviter d’agir, pour détourner le regard ?

Une orchestration brute, portée par des synthés glacés comme des lames, un piano flirtant entre tango et jazz, une section de cuivres inspiré de Lalo Schifrin, grand maître de la musique de film des années 60. C’est dans ce contexte abrasif, poil à gratter, que j’ai voulu inscrire ce titre.

Y’a 2 façons d’envisager

y’a le mauvais le bon côté

y’a 2 façons de voir en face

y’en a un de se voiler la face

y’a des moyens de se déployer

de faire du bien de dispenser

Répandre

 

 

Y’a des façons  de traverser

se faufiler en imposer

y’a des manières d’y arriver

sincère ou bien intéressé

y’a des moyens de prendre place

sans bousculer sans messe basse

Comprendre

 

Tous bien barricadés

dans nos domaines murés

position balisée

tenir cap obligé

interstices bouchés

qui donc peut s’échapper

du bien pensant codé

qui donc peut s’échapper

Y’a des moyens de se confronter

polémiquer ou dialoguer

y’a des façons d’y parvenir

pour certain la veste retournée

y’a le moyen de tout quitter

décoller, fuir, abandonner

Suspendre

 

Toujours moyen de s’enfermer

de suffoquer désespérer,

y’a cent façons de broyer du noir

sans jamais voir lueur d’espoir

y’a des moyens de débrayer

décourager se camoufler

Se fondre

 

Toujours moyen d’ fermer les yeux

sans contester silencieux

toujours moyen d’ contribuer

dénoncer ou collaborer

y’a des façons de disparaître

fiché, listé tout cadenasser

Fin du monde

 

Y’a 2 moyens d’envisager,

y’a le mauvais le bon côté

y’a 2 façons de voir en face

y’en  a un de se voiler la face

y’a des moyens de se déployer

de faire du bien de dispenser

Répandre.....  

Un soir comme les autres,

Elle était là mais faisait semblant,

appuyée dans son ombre,

Elle lisait du Maupassant

 

Flocon de lune, poussière

elle s’envolait

Creux d’une branche d’étoile

elle fourmillait,

Filante mousseline vagabondait

Berce-moi

 

Dans un coussin de brume

S’allanguissait

L'indolence bleutée

l’étourdissait 

Effleurée par la brise

jardin secret

Air en moi

 

Voiles blanches comme des ailes d’oiseaux

Endormie au bercement des flots

Bois de rose étincelles brillées

Envole-moi à l'abri…

des courants glacés

N’éteins pas le rêve

 

Flots de brume émaillé de clarté

Mousse écume comme champagne rosé

Sèche plus sur rivage doré

Envole-moi à l'abri…

des surfaces moirées

N’éteins pas le rêve

 

A l’ombre du sommeil

se prélasser

Espionner ton visage

oublier regrets

Souffle repos paresse

s’abandonner

à la lueur du jour,

embraquer

 

Voiles blanches comme des ailes d’oiseaux

Endormie au bercement des flots

Bois de rose étincelles brillées

Envole-moi à l'abri…

des courants glacés

 

N’éteins pas le rêve

Mots Passants

Je souhaitais ce titre épuré, uniquement pour le piano, la voix et le synthé modulaire. Martin en a fait une véritable expérience sonore, sculptant ma voix, la dessinant en arabesques, la contorsionnant avec élégance. Le piano, lui aussi, suit son propre parcours. Il trouve une ampleur inédite, sublimée par une profondeur et une palette de nuances en constante évolution.

L'écoute devient une quête, un voyage à travers les méandres du son, où l’on se perd, où la voix se dérobe, et où les lignes de chants émergent subtilement. Comme si le synthé avait pris les rênes de la mélodie guidant la chanson. Mais c’est là toute la magie de Martin qui, en véritable orfèvre du son, a su donner naissance à cette alchimie.

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